Pourquoi nous soutiennent-ils ?

CHUV

Le Service de cardiologie soutient de tout cœur l’initiative du Collectif LIFE ADDICT. En effet, la mort subite secondaire à un arrêt cardiaque touche une proportion non négligeable de notre population. Elle est à l’origine de 500’000 décès en Europe et 10’000 décès en Suisse par an. Les taux de survie après arrêt cardiaque sont encore trop faibles de nos jours. Des gestes simples, accessibles à tous, peuvent ainsi sauver des vies. Ces gestes sont décrits de manière simple et concise dans un dessin animé présenté sur le site LIFE ADDICT. En résumé : Agir sans tarder ! Appeler le 144, et appliquer un massage cardiaque en cas d’arrêt permettent de doubler la taux de survie après un arrêt cardiaque.

Notre cœur :

Le cœur est une pompe. Le cœur est en fait composé de deux pompes fonctionnant en parallèle. La 1ère, le ventricule droit, envoie le sang riche en CO2 et pauvre en oxygène aux poumons afin de libérer ce CO2 et de l’enrichir en oxygène. La seconde, le ventricule gauche, a pour fonction de récupérer ce sang oxygéné en provenance des poumons afin de le redistribuer aux organes, aux muscles, dans le but de leur apporter de l’oxygène mais également les nutriments nécessaires à la vie que sont les graisses, les protéines et les sucres.

Le cœur est un muscle, et comme tous les muscles c’est un organe électro-mécanique. Sans activité électrique, plus de rien ne fonctionne, et sa fonction de pompe s’arrête. L’impulsion électrique à l’origine du déclenchement de l’activité mécanique du cœur prend naissance de manière automatique dans les oreillettes du cœur, qui ont une fonction de culasses chapeautant les cylindres que sont les ventricules. Tout dérèglement de cette activité électrique est appelé « arythmie ». Ces arythmies peuvent être trop lentes et nécessiter l’implantation d’un stimulateur cardiaque pour soutenir un rythme adéquat par exemple, ou trop rapides et conduire à un arrêt cardiaque. Le terme « arrêt cardiaque » reste trompeur, car il laisse penser que le cœur bat trop lentement. Il n’en est rien la plupart du temps ! L’arrêt cardiaque est habituellement la conséquence d’une accélération telle du cœur – 300 à 400 battements par minute – que ce dernier n’a plus le temps de se remplir et donc d’éjecter du sang en direction des organes. C’est un arrêt de la mécanique cardiaque consécutif à une arythmie très rapide, appelée fibrillation ventriculaire.

Pr. E. Pruvot, Pr. O. Muller

Service de cardiologie du CHUV

Association Cantonale Vaudoise des Samaritains

Les samaritains ont pour objectif principal de former un maximum de la population aux premiers secours afin qu’une personne blessée puisse être rapidement prise en charge.

Lorsque Pauline Brunner est venue présenter Life Addict, nous avons tout de suite adhéré. C’est un très beau projet pour promouvoir les gestes qui peuvent sauver une vie et sensibiliser le public à la nécessité de se former.

Les samaritains soutiennent bien évidemment cette idée et nous leur souhaitons plein de belles réussites.

Véronique Stoller, présidente
Association Cantonale Vaudoise des Samaritains